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Ne pas faire les mêmes erreurs !
Par DG le 21/05/02
Si la saison dernière le couperet n'était pas passé bien loin, cette fois ci on y est, relégué en Pro B sans même passer par la case barrage. Enterrée trop top, Bourg-en-Bresse est toujours là ! Littéralement «scotchés» à la seizième et dernière place du classement, les Bressans ont su relever la tête dans la toute dernière ligne droite (3 victoires et 21 défaites pour débuter, 4 v. - 2 d. pour finir) et accrocher les barrages de maintien en Pro A face à sept équipes de Pro B affamées. Le plus dur ne fait que commencer. N'en déplaise aux grincheux, Bourg a peut-être sauvé sa saison et sa place en Pro A en coiffant de justesse Le Havre au poteau grâce à la complicité indirecte d'Antibes. En effet les havrais on longtemps pensé bénéficier du goal-average face à Bourg, mais les trois équipes toujours à égalité en bas de classement à l'issue de la dernière journée, sont départagées par un point-average à trois. Antibes est sauvé, et Bourg jouera les playoffs (ou plutôt playdowns).
Tant d'investissements n'auront finalement servi à rien. Cerné par les blessures et autres déceptions, Le Havre a colmaté sans compter, remplacé et remplacé toujours les éléments égarés au bord de la route (23 joueurs utilisés, espoirs non compris). Critiqué par Jacques Monclar - un adversaire direct -, étonné par tant d'amplitude financière, le STB n'a pas réussi à conserver sa place en Pro A malgré une dernière victoire intéressante sur Hyères-Toulon. La très récente salle des Docks Océane méritait mieux.
Alors que s'est-il passé au Havre pour en arriver là ? Avec un budget et des ambitions revues à la hausses pour sa deuxième années en Pro A, le STB voulait et semblait bien armé pour ne pas revivre une saison aussi stressante que lors de l'exercice 2000/2001. (Les Havrais avaient en effet dû attendre la dernière journée pour se sauver). Il serait tentant, mais bien évidemment très simpliste, de faire porter, comme on peu l'entendre, toutes les responsabilités sur Michel Gomez tant les causes de cette malheureuse relégation sont diverses et variées.
La principale cause a, sans doute, été la difficulté de trouver un meneur de jeu digne de ce nom, capable de remplacer le retraité mais regretté, Jean Manuel Sousa. Pourtant, on pensait bien l'avoir trouvé, avec le très capé et international José Miguel Antunez (Champion d'Europe en 1995 avec Arvydas Sabonis et le réal de Madrid). Mais celui-ci se révéla très vite comme une très grosse déception avec des répétitions de mauvaises performances qui ont sérieusement plombé le navire havrais en début de la saison. Son remplaçant Jacquay walls semblait bien être le joueur qu'il nous fallait, mais sa blessure nous a été fatale. Avec ce joueur talentueux le jeu du STB avait pris une toute autre allure et les bons résultats ont commencés à partir de son arrivée. Malheureusement, un peu fragile, sa cheville n'a pas résisté à la charge du choletais Stanley. Contraint de trouver dans l'urgence un nouveau meneur de jeu, les havrais se sont rabattus sur Skeeter Henry en attendant de trouver mieux. Mais Henry, malgré tout son professionnalisme et sa bonne volonté, n'est pas meneur et n'à pas convaincu. Pendant son intérim, le STB a perdu cinq fois sur cinq dont deux fois après prolongations, avec une défaite très dommageable à Bourg. Son remplaçant, le petit Chris Garner, est arrivés un peu tard, et pour son premier match, n'a pas pu empêcher la défaite des havrais à Antibes (58-56). Avec deux défaites de justesse chez nos concurrents directs, on peu facilement imaginer qu'il en aurait été tout autrement avec Walls à la baguette, et que du coup le classement aurait été tout autre également.
Michel Gomez porte évidemment une part de responsabilité dans cet échec, avec un recrutement pour le moins léger, avec des joueurs talentueux sur le papier mais peu sur le terrain (Antunez, Halimic, Victor, stokes, Fernandez). Des joueurs Bosman ou étrangers qui n'avaient pour la plupart, jamais évolués en France. Eric Girard lors de son arrivée ne s'est pas posé de question et a recrutés des joueurs connus ayant déjà joué en Pro A et non des mercenaires qui viennent uniquement toucher leurs dollars. La différence ne s'est pas fait attendre et la monté en puissance du jeu des havrais a fait plaisir à voir. On peu seulement regretter que les dirigeants havrais ait accordé une confiance aveugle en Gomez pour ce qui est de son recrutement, heureusement, ils se sont bien rattrapés en ayant le courage de se séparer de lui à Noël.
Mais la véritable raison de cet échec est sans doute de ne pas avoir su garder Jean Luc Monschau qui avait fait monter Le Havre en une saison de coaching à la tête de l'effectif normand. Avec lui on aurait gardé Danny Strong, qui cartonne à Gravelines, plus certainement d'autres joueurs stabilisant ainsi le collectif comme a su le faire Bourg l'an passé, ou bien Hyères-Toulon Cette saison. Il n'y a pas eu beaucoup de coachs de la qualité de Monschau à Saint-Thomas. Cette saison avec Eric Girard, on a retrouvé se que l'on avait perdu avec le départ de Jean Luc : Grande intelligence, grosse communication, très bon technicien et tacticien sachant motiver et faire adhérer ses joueurs à une ligne de conduite fixée dès le début.
Nous n'avons plus qu'à espérer qu'Eric sera toujours entraîneur du STB la saison prochaine et que les dirigeants havrais ont compris la leçon, pour tout mettre en oeuvre afin de le garder et de ne pas refaire les mêmes erreurs qu'il y a deux ans. Savoir retenir les erreurs du passé sera une des clef de la remontée du STB en Pro A...
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